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Mises à Jour: Teaser

Mark Schultz

schultzwingedape2005small

1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 11:59
Je pense qu'un mot de l'auteur n'est pas de trop pour mieux comprendre la genèse de cette campagne de Jeu de Rôle. A l'origine, mon goût pour l'histoire m'a amené à étudier la civilisation sumérienne. Ma qualité d'étudiant  m'a permis de consulter à la Maison de l'Orient de Lyon, un C.D. déposé par Georges Roux. Ce C.D. contenait, en format PDF, une courte préface au "Glyphognosis" de l'historien, et des morceaux de papyrus numérisés intitulés "Ka-Gishur-Ra" ( "la porte de la représentation", ndr).  Incapable de lire les hiéroglyphes et intrigué par l'introduction de l'historien, j'ai tenté d'en savoir plus sur le Glyphognosis. Ayant peu de ressources, mon investigation s'est limité à envoyer des courriels, du courrier, passer des coups de fil et de trop courts séjours à l'étranger. J'ai du mal à croire à mes découvertes, et peut-être sont-ils le fruit d'une imagination un peu trop débordante. Il est tellement facile de monter un canular de nos jours! bien que je me demande pourquoi l'on ferait une telle chose? quel intérêt pourrait-on avoir à falsifier des documents?

Ce que j'ai appris est assez intéressant: le Glyphognosis est une traduction et un commentaire de l'archéologue Georges Smith sur des tablettes découvertes à Ninive. Le nom de l'auteur m'avait laissé perplexe: il s'agissait d'un nom commun qu'un farceur, à l'esprit peu imaginatif, aurait pu utiliser. Mais je voyais mal Mr Georges Roux faire une telle chose dans un ouvrage qu'il avait déposé dans une bilbliothèque sérieuse. Une petite recherche m'a permit de trouver qui était ce Georges Smith: un jeune assyriologue anglais, qui le 3 décembre 1872, annonce l'existence de tablettes en akkadien, narrant le récit du Déluge devant la Société d'Archéologie biblique de Londres. Deux mois plus tard, il dirige des fouilles à Ninive, pour compléter ces découvertes,  mais il meurt prématurémment dans sa tâche. Le British Muséum habrite 852 tablettes d'une "matière inconnue" ( sic), fruit des recherches de l'archéologue, qu'il a enregistré sous le nom de Ka-Gishur-Ra. Mon investigation dans ce domaine s'est heurté au silence du musée qui n'a pas donné suite à mes nombreuses requêtes. Mon correspondant qui m'avait renseigné sur l'existence des tablettes et leur présence dans les réserves du musée, s'est fait licencier quelques jours plus tard.

Quant au Ka-Gishur-Ra numérisé à la Maison de l'Orient, il semblerait que les papyrus soient le fruit des découvertes, à Saquarrah, en 1851, d'Auguste Mariette. Ce dernier, pense qu'il s'agit d'une copie d'une oeuvre beaucoup plus ancienne, peut-être d'origine sumérienne. Georges Roux cite Smith et les résultats de ses fouilles déposés au British Museum pour appuyer l'affirmation de Mariette. Pour le célèbre égyptologue, l'auteur présumé du Ka-Gishur-Ra égyptien ne serait autre que Imhotep, le vizir et architecte surdoué du pharaon Djozer. Mais les papyrus numérisés n'ont pas trouvé un traducteur intéressé par un tel travail, et semblent très fragmentaires. Georges Roux, spécialiste d'histoire grecque était plutôt intéressé par le Glyphognosis de Smith.

Dans sa remarquable préface, Roux cite le "Biblion Byssus" qui serait une compilation et une traduction des papyrus au grand complet en grec. Smith semble avoir fait appel à cet ouvrage pour décrypter les tablettes dont l'écriture est un mélange de sumérien et d'indo-européen. L'archéologue anglais semble avoir fait le déplacement à Prague pour étudier l'ouvrage. L'auteur du Biblion Byssus est inconnu. La bibliothèque nationale de Prague a répondu à l'une de mes requêtes: il n'y avait aucun ouvrage portant le titre de Biblion Byssus, mais l'un des archivistes m'a confirmé qu'un ouvrage faisant référence au Biblion Byssus était bien entreposé dans leurs étagères sous le nom de "De Symbolum Gurgitiis". Ce livre était en latin, écrit par un certain Rabbi Yeouda Liva Ben Betsabel. Il m'indiqua que dans l'introduction sommaire de l'ouvrage, un livre de Ibn Djuzayy était mentionné, dont de nombreux passages avait été traduit par le Rabbi dans son "De Symbolum Gurgitiis". Je devais profiter de mes vacances scolaires pour me rendre à Prague, mais les inondations d'août 2002 qui touchèrent également la bibliothèque, mirent brutalement fin à ce projet: le livre semble avoir disparu dans le sinistre.

Après quelques courtes recherches sur Internet pour savoir qui était Ibn Djuzayy, j'appris que ce personnage fut au 14e siècle, le secrétaire du roi du Maroc, et le rapporteur des fabuleux voyages de Ibn Battuta. Beaucoup d'ouvrages furent abandonnés par les arabes lors de la Reconquista espagnol, c'est donc logiquement, à la bibliothèque nationale d'Espagne, à Madrid, que je me rendis. Je compulsais tous les ouvrages dont l'auteur était Ibn Djuzayy. L'ouvrage que je cherchais pendant plusieurs semaines, avait pour titre "Al Khitab Al-Janna" ( le livre de l'obscurité": ndr).  Ce que je découvris dans ce recueil défi l'Histoire telle que je me l'était représenté jusqu'à présent. Sans entrer dans les détails, l'ouvrage reprend, sans surprise, l'Epopée de Gilgamesh, mais également quelques citations du Livre des morts égyptien. Les autres textes et mentions me sont complètement inconnus et ont fait l'objet de nombreuses recherches de ma part. Il s'agit du "grimoire de Khaleb Nerep Khan, de La Geste d'Airain, du codex de Kuthulos, des rouleaux Pan-Yothiques, du Livre de Skelos, des Chroniques Némédiennes et des Odes de Sang. Pour ce dernier passage, seul le poème intitulé "Les visions de Pra-Manthys" a été recopié.

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